BILLET D'HUMEUR - 27 AOUT 2003

Vive la France ! Que de bémols ne pourrait-on apporter à cette exclamation. La canicule en est sans doute le plus bel exemple : les Français sont des râleurs. Rien de tel qu'un bon coup de chaud pour voir toute la vox populi crier après son gouvernement et son incapacité à gérer cette "catastrophe".
A nous écouter, les problèmes de nos enfants seraient dus à l'incompétence du Ministère de l'Education à trouver des profs compréhensifs pour nos chères têtes blondes, notre ignorance serait imputable à l'inaptitude du Ministère de la Culture à nous motiver à visiter ses musées, notre défaite en Coupe du Monde de football à la mauvaise promotion de nos élites par le Ministère des Sports, la voiture dont les amortisseurs ne sont plus qu'un vague souvenir se doit d'être imputable au Ministère de l'Equipement chargé de l'entretien des routes, et bien évidemment, nos grands-pères et grands-mères assoiffés par cette fichue canicule le sont à cause du Ministère de la Santé. Et la fainéantise de certains au boulot, doit-on là aussi considérer qu'elle est de la pleine et entière responsabilité du Ministère du Travail ?

BILLET D'HUMEUR - 19 DECEMBRE 2002

Z'avez-vu ma nouvelle page d'accueil ? Elle est moche, hein ? Tout à fait d'accord avec vous ! Je me remettrai au travail très bientôt, promis ! En attendant, je me retrouve coincé à la maison pour cause de grippe (je ne vous décris pas les symptômes, çà devrait vous arriver très prochainement).
A Dublin, en cette période de fêtes, les commerces et les maisons des particuliers s'enorgueillissent de décorations électriques aux formes les plus variées, c'est à qui fera crépiter le plus de guirlandes multicolores devant son home sweeet home. Et si vos pas vous conduisent en Irlande en cette fin d'année, outre l'obligation de me faire un gentil coucou par mail, je vous incite fortement à assister aux courses de lévriers - une vitesse à vous couper le souffle - histoire de miser quelques euros pour ressentir le frisson de la gagne.
Joyeuses fêtes à tous et à toutes.

BILLET D'HUMEUR - 21 NOVEMBRE 2002

Nous voici donc installés depuis le 1er septembre à Dubin (en Irlande, précision utile pour les ignares qui confondent encore avec Berlin). Une dizaine de jours après notre arrivée, nous avons emménagé dans une très belle maison (trois chambres) qui nous coûte une fortune (notre choix fut en fait très limité car peu de propriétaires acceptent les chiens et Brandy tenait absolument à rester avec ses maîtres). Notre sweet home se situe au Sud de Dublin dans le quartier résidentiel de Blackrock. Pas de commerce à moins de 20 minutes à pied mais l'endroit se révèle tranquille et très vert.

Si le mois de septembre a connu une relative accalmie en terme de pluviométrie, les caprices de la météo sont désormais plus fréquents. Amateurs de pluie, bienvenue à Dublin ! Si vous aimez le crachin, la bruine, les averses, les douches glacées entrecoupées de quelques rayons de soleil, bref si vous êtes fan de flotte, venez nous rejoindre. Sport national : patauger sur les trottoirs dans une gadoue de feuilles mortes humides tout en évitant d'être aspergé par les voitures qui roulent parfois dans de véritables lacs (l'entretien des rues laisse en effet parfois à désirer).

Aussi que peut-on bien faire dans cette ville par ce temps de m.... ? Peu ou pas de monuments chargés d'histoire, mieux vaut se réfugier dans les pubs de la capitale pour en apprécier l'esprit. En comparaison de Rome, Paris ou Londres, la ville de Dublin est de taille plus que modeste et les sorties en extérieur pour les marcheurs s'effectueront davantage dans la verte campagne environnante. Reste le cinéma, le théâtre, les restaurants, le shopping (quoique le choix vestimentaire soit plutôt restreint).

BILLET D'HUMEUR SPECIAL pour que la France ne devienne pas le pays de la honte.

Ma petite vie ces jours derniers frôle le bonheur absolu et à peine mon nouvel amant s'est-il absenté que je prends encore plus conscience de la réalité : autour de moi, c'est l'horreur ! Aujourd'hui, mercredi, je n'ai toujours pas réagi à ce qui se passe dans notre pays. Trêve de léthargie, un seul mot d'ordre, IL FAUT ERADIQUER CETTE GANGRENE QUI MENACE NOTRE DEMOCRATIE.

Le Pen n'a rien d'un homme politique, c'est un parasite qui profite du désarroi d'une partie de la population de notre pays. Comment pouvons-nous avoir si peu de mémoire au risque de voir se réitérer les pires horreurs de notre Histoire ? La communauté homosexuelle a payé un lourd tribut sur l'autel de la folie fasciste de la seconde guerre mondiale.
Et le combat d'aujourd'hui se doit de réunir toutes les composantes de ce pays, quelle que soit leur race, leur religion, leur couleur, leur sexualité. La menace est réelle et jamais sur un sujet aussi grave, nous ne serons trop alarmistes.

Il faut éliminer du paysage politique le Front National qui véhicule ses idées racistes et xénophobes prétendant ainsi vouloir combattre l'insécurité. Pas une seule voix ne doit aller à Le Pen lors du second tour des présidentielles et même si voter Chirac peut vous sembler incompatible avec vos idées politiques, c'est le seul – le seul – moyen de renvoyer le Front National au fond de ses poubelles, où il est né et d'où il n'aurait jamais du sortir.

HUMEUR DU JOUR - 17 AVRIL 2002

Ces quelques mots pour me faire pardonner auprès de vous, fidèles lecteurs. Le passage du 100.000ème visiteur et surtout le début de ma nouvelle grande histoire d'amour m'ont sérieusement ralenti dans la réponse à vos mails. Promis, juré, je vous écrirai à tous (surtout à ma grande copine Nancy de Bruxelles, à Laurence et Jean-Charles, et à tous les autres bien sûr).
Vous êtes de plus en plus nombreux à me demander des infos sur la vie gay romaine (mais aussi de Milan, de Pise, de Venise...). L'amour devrait, si l'administration me prête une oreille attentive, me conduire à rester une année de plus à Rome et me permettre de continuer à faire évoluer ce site. Affaire à suivre donc.
Encore mille mercis à vous qui venez si régulièrement consulter ce petit site.

HUMEUR DU JOUR - 28 MARS 2002

Un petit message perso (chic, j’ai encore trouvé une excuse pour justifier le retard de la mise à jour de mon billet d’humeur). Parce qu’il y a des sentiments qu’on voudrait crier au monde entier.
Je t’ai rencontré sans doute au moment où je m’y attendais le moins. Ma quête d’amour semblait comme mise en sommeil mais à ta vue, je me suis sublimé face à ton naturel et ta spontanéité. Un signal fort adressé au cours de cette soirée entre amis et nous nous sommes retrouvés.
Maladroit, je l’étais ; empli de doutes sur ma capacité à séduire de nouveau. Dans tes bras, je redevenais un enfant sans jamais oublier que nous n’étions plus deux adolescents. Comment te dire sur le mode le plus juste tout ce que je ressens. Je t’aime tout simplement et lorsque le quotidien nous oblige à nous séparer, ton absence me pèse. Je suis sur un nuage bleu et chaque moment de loisir de mon esprit se remplit de ta pensée.
Etre amoureux, c’est comprendre que le coeur n’est pas seulement un rouage mécanique de notre belle anatomie : il vibre et transmet ses ondes émotionnelles à tout le corps, une belle contagion en somme.
A toi que j’aime, tu es finesse, intelligence, beauté et sensibilité. A moi de relever le défi en offrant à tes yeux la même lueur de bonheur que celle que tu m’apportes.

HUMEUR DU JOUR - 09 MARS 2002

Un hommage à Pier Paolo Pasolini avec cette citation :
" Rome ne serait pas aussi belle, sans les garçons. Comme dans toutes les villes méridionales et maritimes, ce sont les garçons qui lui donnent le ton. Précoces, sensuels, beaux, mal élevés, secs, spirituels, les garçons sont les maîtres. Ils dictent la loi avec l'autorité de la jeunesse, de la beauté, de l'inconscience. "

HUMEUR DU JOUR - 06 MARS 2002

Dimanche soir, flanqué de mon ami Ronan, nous nous aventurons à la découverte du nouveau restaurant de l’Edoardo II qui se substitue au bar du même nom. L’accueil s’avère plutôt sympatique : patron inchangé, Mario sévit toujours aux commandes en compagnie de l’ex-videur du Jam, Massimo (la grosse brute épaisse au sourire sadique).
Le décor mi-rustique, mi-récup, forme un ensemble de bon goût et nous nous laissons suggérer le menu par Mario. L’antipasto composé d’une timbale salée et de poisson et poivrons marinés se révèle excellent bien qu’il nous soit difficile de percevoir quoique ce soit dans notre assiette en raison du faible éclairage ambiant. Au travers de cette lumière trop tamisée, nous distinguons les autres convives qui alternent entre touristes de passage et quadragénaires blasés. Le reste du repas manque totalement d’originalité (pâtes quelconques, émincé de poulet correct, dessert médiocre).
Aussi, certain que la récente ouverture de ce lieu va pousser le maître des lieux à nous accorder un super sconto (réduction), histoire de faire un peu de pub au restaurant, je grimace sec à la vue de l’addition : 75 euros pour deux, voilà qui est sacrément excessif pour un endroit gay qui vous réclame en plus de posséder en entrant la carte de l’Archi.
A fuir donc, sauf si vous vous voulez absolument vous retrouver entre mecs ou jeter votre argent par les fenêtres.

HUMEUR DU JOUR - 26 FEVRIER 2002

Un extrait du Télérama de la semaine dernière consacré à Berlusconi : "Rome se déprend lentement des frimas de l'hiver. Début février, la Ville éternelle s'abandonne aux premières caresses printanières du soleil et aux effluves de suavité qui flottent dans l'air". Je ferai abstraction du fond de l'article trop offensant selon moi à l'égard des Italiens qualifiés de "lobotomisés" par l'actuel Président du Conseil pour m'attarder sur le réveil de la cité de votre serviteur.
A la tombée de la nuit, le Campo dei Fiori redevient le lieu de rendez-vous de tous ceux qui souhaitent prendre un verre ou s'échanger les derniers potins de la journée.
L'Akab, discothèque récemment ouverte aux gays, tourne à plein régime le samedi soir (je n'y ai personnellement pas encore mis les pieds - la vieille dame qui vous écrit a fêté ses 36 ans il y a quelques jours - mais tous mes amis ne parlent que de cette boîte). Pour l'adresse, je vous renvoie à la rubrique "locali-sorties".
Enfin à titre privé, les invitations pleuvent à tel point que mon patron pense que je passe toutes mes soirées à veiller tard dans des endroits mal famés au lieu de me coucher sagement dans la perspective du boulot du lendemain. Moi, un patachon ? Tout dépend des semaines !

HUMEUR DU JOUR - 5 FEVRIER 2002

Dur ce début de semaine ! Courbatures et égratigures à la suite d’un match de football disputé avec mes collègues hétéros m’ont cloué à la maison tout le week-end (en plus de ma flemme légendaire). Rien que du beau monde sous les douches après la partie. Etant par nature peu enclin à la pratique du sport, j’ai réalisé de fort belles acrobaties avant de retomber lourdement sur le terrain détrempé. Résultat des courses : maculé de boue, je me retrouvais dans l’obligation de passer beaucoup plus de temps sous le pommeau et en profitais pour visualiser quelques profils morphométriques à transmettre de toute urgence à mes deux bonnes copines qui m’attendaient à la sortie du vestiaire.
Hormis cette enquête un peu particulière, je suis peu à peu sorti de ma léthargie pour reprendre contact avec ma bande de copains. Fêtes, dîners, concerts, bars, toutes ces virées ont surtout pour objectif de délirer un maximum. Et ma définition du délire pourrait être un cocktail de boissons alcolisées variées absorbées à outrance sur fond de vacheries bien senties à destination de tous ceux qui auraient eu le tort de ne pas faire acte de présence, agrémenté de propos bien graveleux sur les performances sexuelles de vos interlocuteurs, le tout parsemé d’un zeste de culture à base de morceaux choisis de Houellebecq et de commentaires du dernier film de Jeunet sorti depuis peu en Italie. Je sais c’est un peu long comme définition mais... c’est tellement juste.
A signaler que mon ami Ronan attend vos propositions pour sa rubrique “Le crétin de la semaine” sur son site.
<A HREF="http://site.voila.fr/brouette/index.jhtml">Pour vous y rendre, appuyer ici.</A>

 

HUMEUR DU JOUR - 18 JANVIER 2002

Thème du jour : l'amitié. Parce que l'on me reproche parfois d'être "un peu trop gentil avec tout le monde", j'ai donc décidé de faire cette petite mise au point.
Si tout un chacun à le besoin, oh combien compréhensible, d'être aimé, nous agissons souvent sur des modes bien différents à l'égard des amis, des camarades, des copains, des collègues, des connaissances qui nous entourent.
Certains, parfois sous le fallacieux prétexte de se forger une personnalité, tranchent dans le vif et font la part entre les bons et les mauvais.
Je ne vous ferai pas un cours de psycho à deux balles, je ne suis pas compétent pour cela.
Je tiens seulement à préciser que j'aime sincèrement les gens qui m'entourent, d'où qu'ils viennent, quelles que soient leurs convictions ou leur degré d'intelligence et que seule la briéveté de la vie m'oblige à faire des choix parfois cruels et ne me permet sans doute pas de passer autant de temps que je le souhaiterai avec eux.
Alors quand vous lirez ce texte, sachez que je pense à vous.
PS : Ces lignes vont encore en faire sourire certains mais... je m'en fous !

HUMEUR DU JOUR - SPECIAL EURO

Adieu la lire italienne, vive l’euro ! Quelques jours à peine après la grande bascule et voilà déjà les Italiens tout désignés comme les cancre de l’Europe (10 % de leurs achats seulement s’effectueraient dans la nouvelle monnaie). Au quotidien, les passages en caisse s’effectuent cependant de façon relativement fluide et la réticence à l’usage de l’euro semble davantage tenir de problèmes techniques (distributeurs automatiques s’obstinant à délivrer encore des lires, systèmes informatiques connaissant quelques défaillances à l’image de celui de la gare centrale de Rome) ou d’un impérieux besoin de se débarasser de ses dernières liquidités acquises grâce au travail au noir que d’une réelle mauvaise volonté de la part des habitants à vouloir jongler entre deux porte-monnaies.
Bien au contraire, ce nouveau périple monétaire est surtout l’occasion pour nos voisins de nouvelles conversations avec leurs commerçants, tout heureux qu’ils sont de pouvoir plaisanter sur la petitesse des pièces et la finesse du papier des billets. Mais les mentalités devront évoluer à l’image de ce jeune garçon assurant le vestiaire d’une discothèque à qui je tendais un euro en lui précisant qu’il était français et qui me répondit : “Cà ne fait rien, je le changerai !”. La période de double circulation durera en Italie quinze jours de plus qu’en France ; nul doute que fin février, nos cousins du Sud figureront en bien meilleure place au palmarès des europhiles.

HUMEUR DU JOUR - 4 JANVIER 2002

Cette première missive ne pouvait pas passer sous silence la nuit de la Saint-Sylvestre à Rome. Après un premier rendez-vous manqué, je me suis retrouvé dans les rues de la capitale aux alentours de 23 heures. Au loin, la Piazza del Popolo est déjà noire de monde ; rendez-vous incontournable chaque dernier jour de l’année, les Romains s’y pressent pour assister au spectacle télévisé live de la Rai (genre Podium Ricard de la fête de la musique). Malgré le froid vif, les passants, jeunes pour la plupart, se font de plus en plus nombreux. Les pétards éclatent de toute part tout comme les bouchons des bouteilles de spumante (sorte de mousseux national) que chacun boit à même le goulot. La nuit devrait être longue et arrosée.
Arrivé à la Gare Termini, je décide de prendre un taxi. Ce soir, les tarifs sont libres, synonyme de grosse arnaque pour tous les clients. J’atteinds enfin ma destination : le Max’s Bar (discothèque gay) où les clients font déjà la queue pour cette soirée spéciale. A l’intérieur, surtout des habitués et une moyenne d’âge qui frôle la cinquantaine confirmant ainsi les dires de Pierre-Yves et Mark venus passer un week-end à Rome il y a peu. Qu’à cela ne tienne, la fête se déroulera au rythme de toutes les générations et avec mes amis présents nous guicherons sur les standards américains. Quelques jeunes nous rejoignent et j’en profite pour m’éclipser avec l’un d’entre eux à l’aube.
Avis aux vicieux, vous n’aurez aucun détail sur ma première nuit love de 2002, sachez seulement qu’une de mes fichues lentilles m’a irrité l’oeil m’obligeant à porter une compresse pendant trois jours. L’oeil valide restant ayant une acuité de 0,1 : j’ai donc repris mon travail quasiment à l’aveugle. Merci encore à ma collègue Fatima pour m’avoir si gentiment servi de guide pour palier à cette infirmité. Super début d’année... allez bonne santé à tous !

HUMEUR DU JOUR (28.12.2001)

Ce billet d’humeur devrait être le dernier de l’année aussi j’en profite pour vous souhaiter d’ores et déjà une très heureuse année 2002 (soyez toujours fidèle et je tenterai de combler les lacunes de ce site).
Les cadeaux, le sapin (réduit à un ramassis de brindilles pour cause d’appartement surchauffé), la crèche, le foie gras, le champagne, tout cela cèdera la place à l’arrivée de l’euro. Les Italiens font preuve d’une très grande sérénité et leur seule inquiètude réside dans le fait qu’ils devront se trimbaler autant de pièces (le billet de 1.000 lires soit environ 3,30 francs était devenu monnaie courante).
A Rome, la nuit de la Saint-Sylvestre s’annonce agitée avec ses grandes places prises d’assaut, ses restaurants archi-bondés et ses discothèques fort animées. Rien de comparable avec la veillée de Noël et les rues quasi-désertes de la capitale ; le repas familial est une tradition très ancrée chez nos voisins. Cette période offre l’occasion de reprendre contact avec les amis et camarades perdus de vue le reste de l’année. Riche en émotions, elle nous prépare à un futur que nous souhaitons tous radieux.

HUMEUR DU JOUR (18.12.2001)

Il est trois heures du matin, quoi de plus normal d'être éveillé puique je vais devoir sortir de la torpeur d'une dizaine de jours de congés autres, mais non, j'assume mon choix du repos mérité.
Néanmoins je vous rassure, ce rien fut ponctué de petits riens fort agréables. Ronan, mon hôte depuis deux mois est à lui seul un form pour reprendre tout à l'heure le travail. Normal également que mes envies de sommeil prennent la poudre d'escampette puisque jour après jour mes réveils se sont faits de plus en plus tardifs.
Résumé de ces petites vacances : je n'ai rien fait. Quelle audace ! Dans ce monde où l'on vous juge sur votre hyper-activité, la paresse n'a pas de mise. Eh bien sachez que je m'en fiche et je le crie haut et fort : je n'ai rien fait.
Je pourrais chercher quelques excuses valables à savoir le froid ambiant, une mauvaise grippe, les lieux gays qui ferment les uns après les idable animal de compagnie qui sait se taire quand il le faut et un interlocuteur brillant et drôle quand il me sent suffisamment réceptif. Fatima m'emporta pour une journée intense en panoramas exquis à Viterbo. Et l'organisation à la maison d'un anniversaire surprise pour un ami qui ne vint jamais se révéla un fiasco divertissant pour les invités un peu ébahis par son absence.
Aussi, vive la paresse, vive la lecture, vive Internet (faut que je trouve un moyen de décrocher de cette fichue drogue), vive mon lit et vive les vacances !
Avant de vous quitter, à vous tous les fidèles (gros bisou à Françoise Marino, assidue émérite), je vous souhaite bien sûr un très joyeux Noël (j'ai concocté un beau sapin et une crêche avec un petit Jésus noir) et de très belles fêtes de fin d'année.

HUMEUR DU JOUR (06.12.2001)

De mauvaise humeur aujourd'hui. Le froid s'est installé sur notre belle capitale (pas de panique le soleil brille encore) et je suis tout juste bon à balancer des poncifs sur la météo.
Heureusement le souvenir de mes matins d'hiver lorsque je babillais encore vous est offert sur la page : cuenoud souvenir (un peu mégalo comme titre, je le reconnais bien volontiers). A consulter d'urgence donc.
Cette nostalgie trouve sans doute sa source dans l'approche des fêtes de fin d'année. Et si le bar du Cum semble désormais définitivement passé à la trappe (encore une initiative heureuse qui capote), le marché de Noël de la Place Navone permet désormais aux Romains de tirer un coup à la carabine à plomb histoire de gagner une Betty Boop en peluche ou d'acheter ces chaussettes multicolores qui seront du meilleur effet lorsque vous les retirerez devant votre amant avant de passer à table pour le réveillon.
Qu'on ne s'y trompe pas, sous des dehors racoleurs et commerciaux, cette mini-fête au cadre sublime offre toute une pléiade de couleurs et d'odeurs qui vous rappelleront sans aucun doute que vous fûtes un enfant (grammaire très approximative).
Alors foncez : sucres fouettés en forme de morceaux de charbon, nougâts au chocolat, méga-beignets bien lourds, crêches en bois dernier cri, malette de magicien, copies des tableaux de Raphaël, lancer de boules sur boîtes de conserves, vous trouverez tout Piazza Navona et peut-être y rencontrerez vous le Père Noël. Tout cela jusqu'au 6 janvier, date à laquelle la Befana (sorcière immonde) viendra balayer toutes les fêtes et nous renvoyer à notre quotidien morose.

HUMEUR DU JOUR (25.11.2001)

Mauvaise nouvelle concernant les jours passés, l'accès à ce site a connu une véritable panne. Conséquence directe : un message d'erreur vous indiquant qu'il n'existait plus. A ce jour tout fonctionne et pour longtemps, je l'espère.
Bonne nouvelle pour l'avenir, avec pas mal de bleus à l'ame tout de meme (ne cherchez pas les circonflexes, je les ai paumé je ne sais comment), je connais ma prochaine destination pour l'été à venir.
Roulement de tambours, le petit Laurent quittera Rome pour Dublin. A moi les Irlandais, la Guiness, les pubs, les chandails, les moutons, les verts paturages (je vous ai dit que les circonflexes avaient disparu), Oscar Wilde, la pluie incessante et le bon whisky.
Ce site sera désormais consacré à la vie gay irlandaise (pas d'inquiétude pour ceux qui aiment Rome, je continuerai de me tenir informé et tenterai de mettre la liste des lieux à jour).
Meme si l'administration ne m'expédie pas à Sydney ou San Francisco comme je l'avais revé, Dublin faisait partie de mes souhaits et l'administration l'a exaucé... satisfaction totale donc.
D'ici là (départ prévu pour l'été 2002), je continuerai à vous faire part de mes humeurs et de l'ambiance qui règne en Italie. A presto.

HUMEUR DU JOUR (12.11.2001)

Encore et toujours, la paresse ralentit le rythme de ces billets d'humeur. Quelques mots sur ma petite vie du moment. J'héberge Ronan, un ami archéologue dont vous avez peut-être déjà lu l'interview il y a quelques mois sur ce site. Nous explorons à fond nos points communs : les jeux de société, les mauvais jeux de mots et le bon vin.
Un rendez-vous désormais rituel le mardi à la maison avec le cours de salsa où la déconnade l'emporte sur l'apprentissage des pas. Etant par définition plus raide qu'une barre de cockrings fondus, l'objectif en ce qui me concerne devrait relever de l'exploit (je compte sur ma paresse naturelle pour crier stop prochainement).
Inutile de préciser que je continue à surfer des heures entières sur le Net. L'ensemble informatique s'est enrichi récemment d'un chouette appareil photo numérique dont vous découvrirez quelques aperçus dans la rubrique photos.
Quant à la vie gay, elle semble en pleine phase d'hibernation (désespérant !) et l'éloignement des lieux gays encore fréquentés rebute les non-posesseurs de voiture comme moi (en plus j'ai même pas le permis).
De toute façon avec la mini-tempête de sable qui s'est abattue hier sur Rome et le froid qui commence à cogner aux murailles de la ville, il devient sacrément urgent de se trouver un amant histoire de ne pas prendre froid sous la couette.
Amitiés à tous.

HUMEUR DU JOUR (04.11.2001)

Mauvaise nouvelle, le bar du Cum sera fermé à compter du 5 novembre pour cause de vacances et ce, jusqu'au 30 novembre. Réouverture avec une soirée spéciale le 1er décembre.
Un break un peu surprenant quand on sait que cet établissement avait connu quelques débuts difficiles avant de s'installer définitivement dans le PGI (Paysage Gay Italien), son taux de fréquentation connaissant un véritable pic après l'été.
Doit-on voir dans cette décision le fruit d'une inconscience commerciale qui veut que lorsqu'un bar ou une discothèque fonctionne à plein, son propriétaire décide subitement de grands changements dans l'euphorie de l'augmentation du chiffre d'affaires ? A titre d'exemples, l'Edoardo II, le Heaven, l'XL ont connu des destins funestes pour cause de manque de sérieux ou de réorientations commerciales à risques de la part de leurs gestionnaires. Seule la Muccassassina peut s'offrir le luxe de déménager sa grande soirée du vendredi d'une saison à l'autre sans jamais vendre son âme puisque ses clients lui vouent une fidélité légendaire.
Alors avis aux prochains amateurs qui se lanceront dans l'aventure commerciale gay : laissez du temps aux Italiens pour apprécier les charmes de l'endroit proposé. Ca ressemble à de l'amour, tant que la phase de séduction n'est pas achevée (et Dieu sait qu'ici elle peut s'éterniser), inutile de penser que la nuit de noces est pour bientôt : un faux-pas et votre amant se dérobera.

HUMEUR DU JOUR (27.10.2001)

Au cours de mes délires de fin de soirée, je me suis amusé par l'intermédiaire du moteur de recherche de Yahoo à tenter de savoir par quels mots clés il était possible d'atterrir sur mon site. Les résultats sont surprenants.
Si en tapant "Roma vita gay", le serveur vous offre cinq entrées rien que pour ce site, vous y accéderez également en dactylographiant "Denise Baudu", l'héroïne du roman "Au bonheur des dames" de Zola (qui a dit que je ne faisais pas dans le culturel ?).
Taper "Muccassassina" (la méga-discothèque romaine) ou "Arcigay" (association des différents établissements gays) vous offrira également un accès à ce site.
Le must se révèle tout de même être le fait d'écrire "bondé le dimanche" ou "catho-facho" dans la fenêtre de recherche pour venir me rendre visite (un mélange de plaisir et de militantisme sans doute).
Quoiqu'il en soit, mille mercis à Yahoo qui permet de faire connaître ces biens modestes pages (pour mémoire l'adresse : http://www.yahoo.fr).

HUMEUR DU JOUR (21.10.2001)

Parce que l'Internet se révèle de plus en plus un formidable outil de communication et d'entraide, je vous propose de prendre connaissance de l'histoire de Michaël, 28 ans, enfermé depuis depuis décembre 99 dans une prison à Bali et condamné à perpétuité à la suite d'un procès ridicule et injuste pour une histoire bien peu claire de possession de drogue. N'hésitez pas à lui venir en aide (l'argent ayant plus de poids que la justice en Indonésie) en visitant le site du comité de soutien : http://www.michael-blanc.com

HUMEUR DU JOUR (16.10.2001)

La rentrée gay à Rome (enfin !) devrait permettre de recentrer - un peu - les lieux gays à Rome. Le bar du Cum fonctionne à plein régime le week-end (quelques progrès à faire encore en semaine) et propose des soirées inédites à thème (dommage que la Mairie n'autorise plus l'ouverture au-delà de deux heures du matin).
Une bonne et une mauvaise nouvelle avec la disparition de l'Edoardo II version bar (l'instauration d'une carte de membre a fini d'achever un local en perte de vitesse) et l'ouverture à la fin du mois de l'Edoardo II version II version restaurant (même adresse). Mario, son propriétaire, m'a promis une interview pour très bientôt. On parle également d'une réouverture prochaine de l'XL (situé à 50 mètres de chez moi) mais rien de définitif à ce stade.
Vous serez bien entendu informés les premiers de ces prochaines ouvertures et dans cette attente, je vous recommande les articles de Rocco, l'ex-vendeur de la librairie Babele sur gay.it.

HUMEUR DU JOUR (23.09.2001)

Vous avez subi les affres de la diffusion de LoftStory sur M6, vous apprécierez sans doute la deuxième édition de son jumeau italien "Il grande fratello" (le grand frère) sur Canale 5. Si l'émission avait suscité l'année dernière un déchaînement de passion (souvent négative) dans les médias, elle fait maintenant pleinement partie du paysage audiovisuel et cette seconde saga ne rencontre plus aucune hostilité (l'audience devrait d'ailleurs s'en ressentir).
Y'aura-t-il, comme dans la version 2000, un élément gay plus ou moins affiché parmi les participants ? Rocco, ex-candidat, n'a jamais opéré son coming-out (les tabloïds italiens s'en sont chargés pour lui), ses successeurs trouveront-ils le courage d'avouer leurs flirts masculins ? Réponse dans une centaine de jours.

HUMEUR DU JOUR (17.09.2001)

Les conséquences des attentats aux Etats-Unis sont innombrables ; à un niveau bien moindre, ils ont affecté les temps de connexion à ce site (pour cause d'afflux de traffic sur les pages des médias) vous obligeant parfois à une attente un peu longue. Merci encore de votre patience.
Malgré l'actualité, j'ai décidé d'aborder une question existentielle qui vous fera sans doute sourire : mais combien sommes-nous ?
Qui çà nous ? Ben, les homos, les pédés, les tarlouzes (comme les appelle mon copain Fred)... enfin peu importe l'appelation, seul le résultat compte.
A l'âge de la découverte de sa sexualité, avouons-le, on a un peu le sentiment d'être seul au monde. Fort heureusement, très vite la lecture de magazines spécialisés achetés sous l'oeil concupiscent du marchand de journaux vous ouvre l'esprit et vous fait réaliser votre appartenance à un milieu unique.
Fort de cette publicité, vous vous affranchissez et décidez de faire partie de ce que tout un chacun appelle le ghetto et vous lancez dans une course effrénée à la recherche de vos semblables en écumant bars, discothèques, saunas, lieux de drague...
Et là le constat se révèle terrible : nous pouvons nous compter par milliers, que dis-je centaines de milliers (500.000 personnes lors de la dernière Gay Pride). C'est donc auréolé d'une certaine fierté que vous partez en quête d'autres "anormaux" qui ne fréquenteraient pas le milieu : choc encore plus grand !
Ils sont partout : vos collègues, vos voisins, les amis de vos amis, le marchand de journaux, le type qui vous croise tous les matins, le chauffeur de métro, votre médecin, votre coiffeur bien sûr... même votre cartomancien en fait partie.
Alors après avoir, à l'âge de vos premiers émois, comptabilisé sur une feuille blanche le nombre de vos amants, il ne vous reste plus aujourd'hui qu'à prendre conscience de la réalité : notre espèce s'avère loin d'être en voie d'extinction, elle s'affirme et vit désormais en pleine lumière, toujours plus nombreuse. Et pourtant, on ne se reproduit pas.

HUMEUR DU JOUR (11.09.2001)

A quoi peuvent penser ces hommes, lorsqu'après avoir pris en otage les passagers d'un avion, ils lancent leur bombe humaine sur un immeuble peuplé de vies humaines ? Leur regard a forcément croisé celui d'un homme, d'une femme, effrayé à la perspective de cette mort imminente et atroce. Aucun sentiment d'humanité n'a traversé leur esprit avant de commettre l'irréparable. Ces terroristes n'étaient pas des hommes. La haine et la détermination les ont transformé en bête féroce déterminée à tuer le plus possible.
A quoi peut penser cette femme, lorsqu'après l'annonce de la tragédie américaine, elle manifeste sa joie et sa satisfaction au mileu d'autres extrémistes palestiniens ? La bêtise humaine l'empêche de prendre tout recul sur le choc émotionnel provoqué par cet attentat auprès de l'opinion publique internationale. Le fanatisme religieux l'a transformé en animal stupide incapable de penser.
L'apologie de la folie humaine doit être combattue sous toutes ses formes afin que tout un chacun se comporte en être humain.

HUMEUR DU JOUR (10.09.2001)

Pour ne pas changer, continuons à parler de moi. Au cours de mes innombrables heures de surf sur la toile, j'ai découvert que Laurent est le 30ème prénom le plus attribué du siècle (passé bien sûr) et que nous sommes actuellement environ 300.000 à posséder ce prénom (inutile de vous préciser combien il existe de sites Internet intitulés : "Le site de Laurent", "Laurent le site", "Laurent et son site",... difficile pour moi de me démarquer).
Bonne nouvelle concernant l'éthymologie de mon prénom ; Laurent signifie en latin "couronné de lauriers", voilà qui devrait m'encourager pour les années qui viennent à reprendre mes études. Chaque bonne nouvelle ayant son contrepoids, je découvre avec horreur que mon prénom est entré dans une phase de déclin important au cours de ces cinq dernières années. De grâce, prénommez vos futurs enfants Laurent sous peine de voir s'éteindre notre race.
Si vous aussi, vous désirez tout connaître sur votre prénom, tapez-le dans la boîte suivante :

A COMPLETER

HUMEUR DU JOUR (05.09.2001)

Je sais, je manque de modestie mais TF1, France 2, M6, Europe 1, RTL vantent régulièrement la montée en puissance de leur audience alors nous aussi, voici l'extrait du mail adressé hier par Weborama qui mesure l'audience des sites Internet :
Site LAURENT LE SITE
ID n° 45483
http://site.voila.fr/giorno
Statistiques du 27 aout 2001 au 2 septembre 2001,
Positions au classement des votes
Dans votre Sous-Catégorie : 40/97 (+45) (+46.81 %)
Dans votre Catégorie : 605/1628 (+838) (+52.71 %)
Au général : 7259/21758 (+11892) (+56.20 %)
Un seul commentaire de ma part : Merci à Tous !

HUMEUR DU JOUR (04.09.2001)

Un nouveau bar gay à Rome, découvert un peu par hasard hier soir, dans le Trastevere : "La buca di Bucco" au 166 de la Via di San Francesco a Ripa. L'ambiance en terrasse donnait envie ; pour cause de manque de temps, je n'ai pas pu le tester mais qu'à cela ne tienne, ce n'est que partie remise.
Très bientôt, une rubrique "courrier des lecteurs" avec des petites annonces. Vous vendez, cherchez, achetez, n'hésitez pas à m'adresser un mail. Vous souhaitez partager un témoignage sur votre expérience vécue passée ou présente à Rome, envoyez vos récits cuenoudlaurent@yahoo.fr et je les publierai bien volontiers.
Pour finir, une dénonciation : le bus City Tours propose aux touristes de découvrir (par la fenêtre du car) les principaux monuments de Rome pour la modique somme de 20.000 lires (environ 10 euros). Honteux, scandaleux, quand on sait qu'un simple ticket de bus municipal coûte seulement 1.500 lires (0,8 euros) et vous offre le même parcours et bien davantage encore.

HUMEUR DU JOUR (01.09.2001)

Coup de gueule pour cette missive de la rentrée. Hier soir, le journal de France 2 annoncait un retour en force de la syphilis. Les cas se sont multipliés depuis un an et la raison première serait l'abandon de l'utilisation du préservatif. Si cette explication va de soit, l'ajout par le journaliste qu'il s'agit d'un phénomène qui concerne principalement la communauté homosexuelle me semble un peu hâtive ; le même commentateur signalant juste après que nous ne disposons pas de chiffres fiables étant donné que la déclaration de cette maladie n'est pas obligatoire.
Désignés du doigt comme les responsables de l'épidémie de sida puis cités en exemple pour leur prise de conscience face à ce fléau, les homosexuels sont présentés désormais comme les mauvais élèves de l'école du préservatif. Ils ne l'utiliseraient plus, pire encore, ils encourageraient la propagation du virus en fréquentant en masse des lieux (type "Le Dépôt) où le bareback (rapports sans protection) ferait fureur (des images de l'endroit en question prises en infra-rouges laissant sous-entendre que les pédés sont de vrais dépravés).
Le gouvernement n'a jamais été capable de mener une politique cohérente et sans tabou pour inciter la population à se protéger, en raison de l'opposition d'une partie de l'opinion publique conservatrice et catho-facho. Ce sont essentiellement les associations homosexuelles qui ont pris son relais et permis une information claire et largement diffusée sur le sujet. De façon systématique, les homos sont pris pour cible à l'apparition d'une nouvelle phobie collective, chiffres à l'appui alors qu'aucune statistique n'a jusqu'à présent été en mesure de définir l'importance de la population homosexuelle (1 million, 5 millions, 10 millions ?).
Alors messieurs, de grâce, un peu de modération dans vos propos, ne tentez pas de raviver de vieilles rancoeurs tenaces ni de faire ressurgir les fantômes du passé. Nous existons avec nos défauts mais de là à porter le chapeau, non merci !

HUMEUR DU JOUR (30.08.2001)

La culture d'un pays passe bien évidemment par sa gastronomie. Si la cuisine italienne se résume pour certains aux seules pâtes et pizzas, ses innombrables antipasti (entrées) et secondi (plats de résistance) rivalisent avec nos meilleurs mets.
Toutefois, le gourmet que je suis reconnaît qu'après avoir passé sa villégiature dans son Berry natal, il lui a été difficile de ne pas se pâmer devant des rognons de veau, des escargots ou un tout simple mais délicieux saucisson à l'ail.
Un expatrié peut se prévaloir d'une grande richesse, celle de la diversité de la connaissance des cultures et ses retours aux sources lui offrent le plasir de la redécouvertes de joies du palais oubliées. Un pur bonheur !

HUMEUR DU JOUR (22.08.2001)

Le billet d'humeur s'arrête pour quelques jours pour cause de vacances en France. Rassurez-vous, il reprendra dès la semaine prochaine (avec quelques anecdotes de mon séjour à Châteauroux). En attendant, vous pouvez d'ores et déjà découvrir à quoi ressembleront les futurs billets en euros dans la rubrique "L'Euro" car le compte à rebours touche à sa fin, plus que quelques mois avant de jeter aux oubliettes vos pièces jaunes et vos Pascals.
A noter la suprême intelligence de nos eurocrates qui sont allés jusqu'à nous inventer des billets de 200 et 500 euros soit respectivement (et très approximativement) 1.300 et 3.300 francs (juste de quoi acheter un paqueter de cigarettes). Mais bon rien n'est plus beau que de s'offrir l'ordinateur dernier cri avec deux petits billets de rien du tout. Voilà en tout cas qui devrait sacrément alléger nos poches (quoique les pièces vont soudainement retrouver la cote).
A très bientôt donc et bon courage pour le 1er janvier 2002 (ce sera un joyeux bordel), n'oubliez surtout pas de remplir votre frigo la veille, on ne sait jamais.

HUMEUR DU JOUR (18.08.2001)

Eh oui, il m'arrive parfois de me laisser aller. Quoi de plus normal puisque je suis en vacances depuis quelques jours, d'où une certaine paresse dans la régularité de la publication de mes bafouilles écrites dont celle que vous lisez actuellement.
Qu'à cela ne tienne, je vous prépare de nouvelles rubriques (je vous gâte) ainsi que quelques changements dans la présentation de ce site. Continuez à y être fidèle et à m'écrire.
Mais quel âge avez-vous donc ? Voilà une question bien trop souvent posée. Si la réponse ne suscite généralement que peu d'hésitation jusqu'à 29 ans inclus, elle peut s'avérer plus délicate pour les anxieux de l'âge comme votre serviteur.
L'aveu importe peu, la crainte réside essentiellement dans la réaction de celui qui vous l'a demandé. Si majoritairement on vous fait remarquer que "vous paraissez beaucoup plus jeune", un mutisme appuyé risque de vous ébranler.
Mais "l'âge c'est dans la tête". Combien de fois avons-nous du entendre cette niaiserie ? Eh bien non, un type de 45 ans aura toujours 45 ans et rien n'y changera. Inutile de tenter de vouloir ressembler à ses enfants en se faisant tirer la peau, nous sommes différents selon notre âge donc selon nos souvenirs, notre vécu, notre expérience alors pourquoi hésiter à dire haut et fort le nombre de printemps passés sur cette bonne vieille terre ? Hésitez-vous à répondre lorsqu'on vous interroge pour savoir si vous êtes un homme ou une femme ?

HUMEUR DU JOUR (09.08.2001)

Quel bonheur de pouvoir se rendre à la plage en 206 Peugeot coupé cabriolet. L'instant d'un après-midi, sur la Via Cristoforo Colombo (le chemin le plus court pour se rendre à la mer depuis Rome), rien de plus fun que, la sono à fond, les cheveux dans le vent, les regards jaloux de nos comparses automobiles, frimer pour frimer, à l'italienne.
Et cette route, bien peu comparable à la nationale 7 d'Yves Montand, peut s'enorgueillir du titre de plus grand défilé de mode de l'année. Jugez plutôt. Scooters dernier cri, leurs propriétaires ziguezaguent dans les bouchons, vêtus du dernier tee-shirt Calvin Klein, d'un bermuda blanc siglé "Energie" et d'une paire de sandales à faire pâlir d'envie nos plus extravagants VIP de la communauté pédé parisienne.
C'est la route des vacances, le bronzage devient une institution, le faire admirer aux autres, une seconde nature.
Et si la plage ne laisse guère de place à l'exhibitionisme vestimentaire, les maillots de bain des plus grands couturiers se doivent d'être portés en harmonie avec le corps. Les Italiens sont des forçats de la "palestra" (salle de musculation) et si la gonflette n'a pas de mise, le moindre gramme de graisse vous condamne au ban de la société balnéaire. Une sorte de meilleur des mondes version esthétique en somme.
Allez donc prétendre ensuite que votre différence (les poignées d'amour et le teint cachet d'aspirine) tient davantage à la diversité culturelle qu'à une volonté de ne pas vous fondre dans la masse ! Tout cela se révèle bien hard à assumer pour les marginaux de toutes tailles.

HUMEUR DU JOUR (07.08.2001)

Un joyeux festival se tient tous les ans en périphérie de Rome de juin à mi-août. "Fiesta", sorte de fête de l'Huma version Amérique du Sud, réunit plusieurs pistes de danse où chacun peut s'initier aux pas de la salsa ou du mambo et de nombreux spectacles de musique latino, le tout à ciel ouvert parmi de multiples échopes colorées, bars et restaurants deversant des flots de sangria et viande argentine.
Hier soir, Khaled (algérien ? français ? il fait partie désormais du patrimoine international) se produisait sur la grande scène et bien que peu connu des Italiens, il obtint un vif succès. Rien de plus émouvant que d'entendre les Romains présents chanter a capella "Aïcha". Difficile aussi de rester dans les gradins quand toutes les musiques de Khaled vous invitent à se trémousser et comment lui en vouloir de nous proposer des rythmes typiquement latinos et reggae mélangés au raï de l'auteur pour coller à l'euphorie ambiante et au lieu.
"Fiesta" vous offre un air de vacances en pleine semaine de labeur. Le concert terminé, rien ne vous incite à rentrer. Il fait encore doux, les verres s'éternisent sur la table, le public continue de virevolter au son des Gipsys, une certaine forme de sérénité s'empare de vous. Profitons encore un peu de ce moment de bonheur, tout à l'heure il faudra recommencer à bosser comme des cons.

HUMEUR DU JOUR (04.08.2001)

Célibat ou vie en couple ? Vaste débat dont vous ne connaîtrez assurément pas la réponse à l'issue de la lecture de ce bulletin. Et si les partisans du "l'homme n'est pas fait pour vivre seul" s'opposent aux militants du "mieux vaut vivre seul que mal accompagné", Frédéric Beigbeder entrevoit un début de solution avec son livre "L'amour dure trois ans".
Alors pourquoi ne pas, à la façon d'un contrat à durée déterminée, vivre ses émotions de façon cyclique, passant d'une période passionnelle à deux à une bonne solitude bien gérée et ce, de façon perpétuelle ? Voilà qui devrait soulager bien des douleurs liées à la séparation et à la solitude.
Absurde, bien entendu, les hommes se révèlent bien peu aptes à maîtriser leurs émotions, et quand bien même ils le pourraient, la magie de l'amour en prendrait un sacré coup.
Et nous revoilà à notre point de départ, empreints de nos doutes et de nos incertitudes... Allez, soyons fous, la passion n'a point de raison, laissons-la nous emporter même si nous devons en boire le bouillon.

HUMEUR DU JOUR (31.07.2001)

En cette période estivale, les télés n'ont absolument plus rien à nous raconter et l'actualité surfe sur le conflit israelo-palestinien auquel plus personne ne comprend rien pour s'attarder sur les vagues de chaleur. Après les reportages alarmistes des hôteliers bretons subissant de plein fouet le mauvais temps (une lapalissade en somme), les mêmes interviews nous montre désormais tout ce joyeux petit monde plein d'entrain face à la canicule ambiante.
Oui, il fait chaud, mais doit-on s'en plaindre ? De beaux mollets à perte de vue, des torses enfin débarassés de leur vilain tee-shirt et des pieds délicats exhibés dans des sandales aux formes et couleurs les plus diverses, le soleil sublime la beauté, transcende l'esthétisme et nous offre un régal pour les yeux.
Résultat des courses : une petite suée en plus pour les mateurs et une douche à prendre d'urgence pour calmer les esprits.
L'été sera chaud dans les maillots. Bonnes vacances à tous ceux qui partent prochainement.

HUMEUR DU JOUR (27.07.2001)

En toute modestie, le bilan de ce site après plus de trois mois est plus que positif. Je ne l'ai pas crié mais vous l'avez constaté, le nombre de visiteurs a d'ores et déjà dépassé les 10.000 (mille mercis à tous) et contrairement à ce que pensent certains esprits mal intentionnés, je ne passe pas toutes mes journées sur ces pages histoire d'incrémenter le compteur.
Deux anecdotes. Un Italien m'a fait part via la messagerie de ce qu'il pensait du site en me précisant qu'il appréciait tout particulièrement le fait que je sois originaire de Châteauroux vu que sa grand-mère habitait Argenton-sur-Creuse (situé dans le même département). Sic.
Autre histoire amusante, j'ai fait ce jour la rencontre d'un Italien qui m'a abordé en me faisant savoir qu'il m'avait reconnu d'après la photo de la première page du site. Surprenant (et surtout quelle mémoire), d'autant plus qu'il se souvenait même de tous les détails (âge, depuis quand je vivais à Rome, mes goûts...). J'avoue que cette sensation d'apparaître complètement transparent vis-à-vis d'un inconnu m'effraie et me plaît à la fois.
Pour conclure, n'hésitez pas à me rendre visite, j'adore çà et surtout continuez à m'écrire, j'adore aussi ; je reste en Italie encore un an, la première liste des autres destinations disponibles vient de paraître, mes choix se portent vers Sydney ou San Francisco (allez savoir pourquoi), Dieu seul sait où l'administration m'enverra. A suivre.

HUMEUR DU JOUR (24.07.2001)

"A tous mes loupés, mes ratés, mes vrais soleils,
Tous les chemins qui me sont passés à côté,
A tous mes bateaux manqués, mes mauvais sommeils,
A tous ceux que je n'ai pas été.
A nos actes manqués."
Extrait de la chanson interprétée par Goldman, Fredericks (morte trop tôt, un talent immense) et Jones, il s'agit là d'une fort belle illustration (même si d'aucuns diront un peu simpliste) de nos doutes sur le passé et nos regrets. Je suis plutôt de ceux qui peinent à se retourner, sans doute par peur d'avouer m'être trompé et persuadé qu'il faut continuer à avancer rempli de certitudes et d'orgueil. A celui du passé qui vient, signe du destin, de me retrouver dans le présent. Si le tourbillon de la vie ne nous a autorisé que quelques heures ensemble, je veux aujourd'hui le convaincre de nous donner une seconde chance quelle que soit son issue.

HUMEUR DU JOUR (20.07.2001)

Difficile de ne pas consacrer quelques lignes à l'actualité liée au G8 et la triste réalité de ce manifestant décédé aujourd'hui. Etant par nature peu sensible à l'environnement, l'écologie, la malbouffe, etc, j'avoue peiner à comprendre le discours tenu par les anti-mondialisation. L'histoire l'a déjà démontré par le passé, les bonnes volontés n'ont point de prise sur les spirales économiques et commerciales. Faut-il pour autant s'avouer battu d'avance ? Vouloir un rééquilibrage entre les pays du Nord et du Sud, belle idéologie en soi, s'apparente davantage à l'utopie d'une réalité confrontée aux lois du marché. Dans le futur, la bataille devra sans doute davantage se jouer sur les acquis sociaux et soyons optimistes, les nouveaux marchés développés permettront peut-être au Tiers-Monde de se développer (voeu pieu j'en conviens).
Toujours est-il qu'une mondialisation a d'ores et déjà connu une grande réussite : l'amour et même s'il faut parfois continuer à batailler pour le vivre au quotidien (les homos ne seront pas des martyrs à vie), il ne connaît ni frontière, ni couleur, ni religion, ni tabou, alors foncez !

HUMEUR DU JOUR (15.07.2001)

Un aperçu de la réception du 14 juillet : nous ne sommes pas encore entrés dans l’Ambassade que les vacheries fusent déjà. Disons-le tout de go cette réception devrait être matière à critiquer et casser du mondain à tout va. Une fois à l’intérieur et le discours de l’Ambassadeur terminé (une demi-heure de monologue à la gloire de la France), les pique-assiettes se précipitent sur les buffets fort bien garnis au demeurant. Champagne à volonté et petits fours raffinés (sans Ferrero Rochers), notre république sait accueillir ses hôtes et compatriotes. A partir de là les choses se compliquent. Première rencontre d’une amie déjà particulièrement émêchée et première gêne à devoir la planter comme une vulgaire connaissance. J’essaie ensuite d’éviter un casse-pieds en me dissimulant derrière un couturier espagnol. Mission réussie. La fanfare de Faeto bat son plein et les danseuses provencales connaissent un vif succès. Sourire du maître de maison : Ministres et Maire de Rome sont au rendez-vous. La visite se poursuit au sein du Palais Farnèse et ma main commence sérieusement à me faire souffrir à force de saluer tous ces pontes de la diplomatie (je sais, j’exagère un peu mais j’adooore ce côté star d’un soir). Juste après avoir balancé un mot aimable à chacun, je m’empresse de rectifier le tir auprès de ma cour (mon amant du jour et Nancy ma grande copine belge ainsi que d’autres “assassins” parisiens) et nos coups de patte meurtriers s’abattent sur les tenues vestimentaires et le quotient intellectuel des invités. Ma collègue de travail ne reste pas longtemps statique elle non plus ; davantage axée sur les personnalités politiques et culturelles, leur passé peu glorieux ressort au grand jour. Franche rigolade dans l’assistance. Cette réception se transforme en véritable jeu de massacre réhaussé fort heureusement par la présence de nouveaux venus qui pour cette année trouvent grâce à nos yeux. Rendez-vous est pris pour 2002 et une nouvelle séance de tirs.

HUMEUR DU JOUR (12.07.2001)

L'actualité nous interpelle depuis plusieurs mois sur la baisse de la vigileance en matière de sexualité à risque. Un ras-le-bol des conseils et messages sur le sida et l'emploi du préservatif, associé à une soif toujours plus forte de liberté sans interdits, conduisent nombre d'entre nous à lâcher du lest (au propre comme au figuré) avec les éventuelles conséquences que je ne rabacherai pas dans ce billet d'humeur.
Aussi pourquoi ne pas décaler un peu les recommandations habituelles en illustrant les déplaisirs de la chaude-pisse ou de l'herpès génital histoire de mettre un peu entre parenthèses l'anxiété obsessionnelle que l'on veut nous inculquer par rapport au sida. Un peu de décontraction et chacun pourra retrouver la confiance avec son capuchon.

HUMEUR DU JOUR (10.07.2001)

Un client demande à un type ivre assis au comptoir : “Pourquoi tu bois ?”. Réponse de l’intéressé : “Pour oublier quoi ?”. Réponse de l’ivrogne “J’sais pas, j’ai oublié...”. Voilà résumé le dilemne auquel je me trouve quotidiennement confronté : je n’ai pas de mémoire (et cerise sur le gâteau, des étourderies fréquentes).
Pas plus tard que ce matin, un interlocuteur m’appelle sur un ton fort amical pour me demander de venir discuter quelques instants à l’heure de ma pause. Bise, présentation de son petit ami, nous convenons de nous retrouver pour dîner ensemble... et bien, croyez-le, à aucun moment je n’ai été fichu de me rappeler où j’avais bien pu le rencontrer, même son visage n’a suscité aucun souvenir dans mon crâne de piaf défaillant. Ce mystère s’éclaircira sans doute dans quelques jours mais le malaise ressenti me plonge parfois dans des situations pénibles.
Deux anecdotes. Un ami au téléphone qui ne se présente pas, je raccroche au bout de dix minutes sans avoir pu l’identifier (inutile d’énumérer le nombre de platitudes débitées pendant ce laps de temps). Autre cas pathologique, après avoir avalé un menu Big Mac de chez Mac, je rentre à la maison pour me précipiter sur le réfrigérateur et engloutir un autre repas consistant... cet idiot de cerveau, pris sans doute lui-aussi par mon amnésie, ne m’ayant pas prévenu de la bévue que je commettais.
Alors si vous aussi êtes victimes de ce même syndrome, faites-moi part de vos anecdotes (les plus drôles ayant déjà été effacées de ma mémoire) et je me ferai un plaisir de les publier.

HUMEUR DU JOUR (07.07.2001)

Parce que Paris n'est pas Rome, j'éviterai toute comparaison hâtive sur le nombre de participants à la Gay Pride de Rome. L'Italie connaît sans doute un retard dans son acceptation de la visibilité homosexuelle, ses associations ont choisi le pari de réunir une communauté alliant gays, lesbiennes, bisexuels et transexuels, pari ambitieux qui requierera encore de nombreux combats mais chaque année cette lutte progresse.
Sans doute plus de 10.000, nous partîmes donc ce jour de la Piazza della Repubblica pour arriver à la Piazza della Bocca della Verità en ayant soin auparavant d'encercler le Colisée.
Si quelques chars colorés donnèrent le ton de nos diversités, les participants à cette manifestation se voulaient avant tout normaux, sans signe extérieur de provocation, mais différents de par leur âge, leur condition sociale, leur ambivalence et cette attitude devrait s'avérer dans le futur très positive.
Un défilé quasi familial, chacun se hélant pour taper la bise à ses diverses connaissances sur fond de musique standardisée gay (merci Gloria Gaynor, Madonna, Rafaella Carra, Madonna et toutes les autres). A signaler tout particulièrement le camion-piscine peuplé de beaux mâles et femelles dénudés arrosant les défileurs consentants de cette délicate mousse rose oh combien rafraîchissante sous ce soleil de plomb de juillet.
Très prise, la sono de la Muccassinna voyait ses fidèles clubbers réunis derrière son semi-remorque pour danser au mileu des réflexions acides de Vladimir Luxuria.
La conclusion de cette sympatique festivité prit la forme de mini-discours politiques visant à vilipender Silvio Berlusconi et tous ses alliés de droite réfractaires à une quelconque intégration de la communauté gay au sein des sujets politiques, les partis de gauche trop absents de la manifestation, le clergé accusé de véhiculer un discours homophobe en total contradiction avec ses effectifs homophiles et bien sûr les nombreux absents, peureuses d'être prises en flagrant délit de sympathie à l'égard de militants qui semblent avoir bien besoin de gonfler leurs rangs.
Une touche d'humour finale avec cette transexuelle d'un âge certain affirmant pince-sans-rire que même les animaux nous donnent raison : "ce sont tous des pédés, la nature prouve que nous somme dans notre bon droit" (sic).

HUMEUR DU JOUR (05.07.2001)

Aujourd'hui j'ai décidé d'être heureux (bon d'accord je l'étais déjà mais bon rien de tel que de se rappeler de bons préceptes). Heureux, disais-je, rien ne m'atteindra, pas même une catastrophe d'avion (10 secondes au journal télévisé pour 145 morts).
Décidé à ce que tout aille bien, après avoir découvert que mon déodorant favori est désespérément vide, je pars travailler les aisselles non protégées mais sûr de moi, cette chaude journée se présente sous les meilleurs auspices. Quelle joie de traverser les rues de Rome au beau milieu de tous ces touristes au sourire radieux pour me rendre au bureau. Tiens, un jeune garçon tient son petit frère par la main, quel spectacle adorable !
A peine arrivé, j'attaque plein d'entrain les affaires courantes. J'aime travailler. Les activités professionnelles enrichissent l'esprit et les contacts avec mes collègues alimentent ma vie sociale. Le téléphone, merveilleux instrument de communication m'encourage dans ma soif de toujours perfectionner mon apprentissage de la langue romaine. Une secrétaire m'annonce avec un grand sourire qu'elle va devoir effectuer des heures supplémentaires pour boucler un dossier urgent. Je souris moi aussi, enfin quelqu'un d'aussi heureux que moi.
L'heure du déjeuner approche. Je sèche lamentablement sur la rédaction d'une lettre à cause de ce putain de téléphone qui n'arrête pas de sonner. Le travail s'accumule sur le bureau et je n'ai pas pensé une seule seconde à proposer de l'aide à ma collègue qui en vient à me faire méchamment la gueule. Le soleil tape sur les vitres et ma transpiration vire au maximum, je commence sacrément à humer du dessous des bras et l'idée de penser qu'il va me falloir retraverser toute cette horde de conards de touristes me fait gerber. A peine rentré chez moi, c'est décidé, je me glisse dans mon lit pour une bonne sieste. La meilleure solution au bonheur n'est-elle pas le sommeil ?

HUMEUR DU JOUR (02.07.2001)

Ne dites pas que vous ne saviez pas : l'AS Roma a remporté haut-la-main le championnat italien de football.
Réaction immédiate des supporters, après une semaine de folie qui a vu les différents quartiers de Rome s'animer à tour de rôle, une déferlante de décorations s'est abattue sur la ville.
Impossible d'échapper aux couleurs orange et bordeaux de l'équipe gagnante. On les retouve sous toutes les formes : fanions, tags, drapeaux, banderoles, rubans, fils... pas une rue n'a échappé à cette profusion. Qu'elle soit dessinée à même le sol ou sur les murs, la louve noir sur fond bicolore est partout. Les arbres n'ont de tronc que les tissus qui les entourent. Des assemblages aux pièces de tissus hétéroclytes pendent par dessus les têtes reliant les différents immeubles entre eux.
Cette magie des chromes se veut le reflet de l'adoration que les Italiens portent au ballon rond. Oubliant ses soucis, la ville connaît son heure de gloire et ses habitants retrouvent leur fierté (en partie perdue à la suite du fameux match de coupe d'Europe entre la France et l'Italie dont on me parle encore).

HUMEUR DU JOUR (30.05.2001)

A la suite de l'émission "Argent public -Argent privé", diffusée sur France 2 (seule chaîne française pouvant être captée à Rome), de nombreuses interrogations se posent sur le prochain passage de notre pays (et des autres) à la monnaie unique. Le reportage présenté était en effet truffé de nombreuses erreurs relatives à la conversion franc/euro (on pouvait ainsi lire que 4.500 euros représentaient environ 300.000 francs français - une aberration !). Tout cela donne à penser que cette échéance devrait dans sa réalisation connaître pas mal de couacs. Les commerçants avouent ne pas être encore prêts et les consommateurs encore moins. Pensez que pendant un mois et demi, nous fonctionnerons avec deux monnaies dans nos poches avec obligation pour les commerces de rendre la monnaie en euro.
A titre d'exemple, si vous achetez une belle tarte aux poires d'une valeur de 70 francs avec un beau billet de 200 francs, votre pâtissier devra dans un premier temps consulter son tableau de correspondance des prix (10,67 euros pour votre tarte), voir à quelle valeur peut bien correspondre votre fichu billet de 200 francs (30,49 euros) et bien évidemment faire la différence - sur une calculette de préférence - entre ces deux montants pour vous rendre la monnaie (soit 30,49 moins 10,67 - total : 19,82 euros) et patiemment trouver dans sa caisse les coupures et pièces en euros correspondante (sachant qu'il ne sera pas encore familier de toute cette quincaillerie). Imaginez la perte de temps pour chaque client.
Sans être ni voyant, ni devin, je prédis un gros bordel pour le début de l'année 2002. Un seul conseil : faites le maximum d'achats avant la date fatidique, remplissez votre frigo et regardez autour de vous les gens s'agiter dans les files d'attente, les distributeurs automatiques rendus fous par le passage à l'euro et les petits escrocs prêts à filouter les petits vieux. Va y'avoir du sport !

HUMEUR DU JOUR (27.05.2001)

Pris d’ennui en raison d’une mauvaise bronchite, je me suis amusé à taper différents mots dans l’espace réservé aux adresses internet et je vous en livre en exclusivité le résultat, oh combien riche en surprises.
Ma première idée fut de savoir si Gay Pied Hebdo après avoir connu la fin de son magazine avait su se recycler sur la toile. Que nenni, à l’adresse gph.fr figure une société de commercialisation de produits d’entretien, la Générale Provence Hygiène. Inutile de vous préciser que leur catalogue ne contient aucun gel qui puisse vous être d’une quelconque utilité.
Penis.com vous permet de découvrir une méthode pour rallonger votre sexe (jusque là, tout est normal), pédale.com vous propose des composants électroniques (sans doute pour le superbe héros de la nouvelle série de France 2 à 18 heures 30) et verge.com s’interroge sur les bienfaits des aliments génétiquement modifiés (cela devrait concerner les dotations importantes).
Nous n’en saurons guère plus sur couille.com puisque ce site est en construction ; tapette.com s’avère une vitrine bien graveleuse mais hélas à péage quant à homo.com, c’est très sexe mais exclusivement parsemé de photos de jolies dames (une revanche pour les lesbiennes).
A signaler que le nom de tarlouze.com semble encore libre. Avis aux amateurs.

HUMEUR DU JOUR (24.05.2001)

Ils sont venus, ils sont tous là. Depuis plusieurs mois déjà, les touristes ont envahi les rues de Rome. Si peu d’entres eux s’aventurent dans le centre au petit matin, leur proportion s’accroît de façon exponentielle au fil des heures chaudes de l’après-midi pour atteindre son paroxysme dans la soirée.
Si le touriste solitaire rencontre la sympathie des habitants de la capitale, les groupes organisés, que nous pourrions qualifier de “flots de moutons de Panurge”, exaspèrent. Ils avancent ou stagnent au mileu des artères de façon tellement compacte qu’il est bien impossible pour le commun des mortels de tenter une traversée dans le milieu du troupeau. Que la peste soit des agences de voyages et de leurs accompagnateurs qui, le parapluie ou le drapeau levé bien haut, le microphone en bandoulière, font avancer leur bataillon au pas de course, peu soucieux du respect des autochtones et encore moins de leur tranquilité au seul prétexte qu’il rapporte au pays quelques devises.
L’art de voyager de Montaigne s’apparente plus à Rome à une invasion barbare qu’à une réelle envie de découvrir un autre pays, une autre culture.

HUMEUR DU JOUR (22.05.2001)

Qu'il est doux d'être Français vivant à Rome à l'heure de la remise des prix du Festival de Cannes. Même si je ne l'ai pas encore vu, les avis de mon entourage sont unanimes à saluer la victoire de Nanni Moretti et les journaux italiens d'y aller de leurs gros titres chauvinistes avec Palme d'Or à la Une.
Vingt-trois ans, il aura fallu attendre 23 ans après "l'arbre aux sabots" pour que l'Italie retrouve le chemin de la victoire, un peu comme si la France se remettait à triompher au Concours Eurovision de la Chanson (voir billet plus bas) après le succès de Marie Myriam.
Lot de consolation pour la France avec le prix d'interprétation féminine d'Isabelle Huppert qui ne m'empêchera pas de penser qu'après "Merci pour le chocolat", cette dernière devrait renouer avec les rôles de ses débuts histoire d'abandonner le stéréotype de la bourgeoise froide et distante dans lequel elle se complait à jouer.

HUMEUR DU JOUR (21.05.2001)

L'actualité nous livre parfois des nouvelles effroyables. Pensez qu'une jeune iranienne vient d'être condamnée à mort par lapidation pour avoir osé tourner dans un film pornographique. Les policiers avaient réussi à la localiser grâce au numéro de série d'un compteur d'électricité filmé par hasard dans l'une des scènes. Outre le côté complètement disproportionné entre la sentence et le "délit" commis, c'est avant tout la méthode employée pour l'exécution qui inspire le plus le dégoût.
Placée dans une fosse, des barbares avaient reçu pour ordre de lui jeter des pierres jusqu'à ce que mort s'ensuive. Nos petits tracas quotidiens ne peuvent que s'effacer face à ces méthodes d'un autre âge et notre civilisation moderne se couvrir de honte face à cette cruauté. A l'heure où les intérêts économiques et les enjeux politiques priment sur le respect des droits de l'homme, chacun se doit de dénoncer cette lâcheté.

HUMEUR DU JOUR (17.05.2001)

Ah la magie de la messagerie informatique ! Pour garder le contact, vous diront certains. Un bref aperçu vous permet en effet de découvrir quelques bafouilles sensées au milieu d'une montagne de courrier composé pour l'essentiel de publicités de sites sur lesquels vous avez eu l'imprudence de vous aventurer, de newsletters auxquelles vous vous êtes stupidement abonnés, de réponses bien graveleuses à une annonce que vous avez inconsciemment passée et enfin de blagues et photos dites rigolotes dont vous inondent les copains sous le fallacieux prétexte de se dédouanner de leur absence de lettres ou de coups de téléphone.
Outil moderne s'il en faut, ce merveilleux instrument dévoué à la communication entre les humains se révèle fort décrié et chacun d'y aller de son petit couplet sur la disparition des conversations au coin du feu.
Et pourtant, continuant de pianoter sur leur ordinateur, le cellulaire à portée de main, il se trouve encore des gens qui osent sortir de leur demeure et rencontrer leurs semblables dans la rue ou autour d'un bon repas dans un restaurant. L'homme aurait-il peur de la solitude ?

BULLETIN "SPECIAL ELECTIONS ITALIENNES" (13.05.2001)

Il est 7 heures du matin et même si Berlusconi selon toutes probabilités devrait être le nouveau Président du Conseil italien, le système électoral fort complexe du pays ne permet pas encore de savoir précisément dans quelle proportion la droite sous l'appelation "Maison des Libertés" l'emporte ou non sur les forces de gauche réunies sous le nom de l'Olivier.
Les partis de droite devraient emporter la majorité à la Chambre des Députés mais la majorité aux deux Assemblées étant nécessaire, un doute subsiste concernant le Sénat.
Quoiqu'il en soit, les conditions dans lesquelles se sont déroulées le scrutin furent désastreuses : files d'attente interminables, bagarres devant les bureaux de vote, mise à sac d'urnes et d'isoloirs, le comble étant l'heure à laquelle le dernier électeur a pu voter soit 4 heures du matin (2 heures et quart pour le dernier Romain). Incroyable !
Pour l'anecdote, sur Canale 5, chaîne de Berlusconi, le présentateur, après avoir animé la soirée jusqu'à 6 heures du matin, n'en pouvait plus. Barbe naissante, bégaiements fréquents, il n'avait de cesse de chercher la caméra quant il ne commentait pas directement les résultats le dos aux téléspectateurs. Un désastre !

HUMEUR DU JOUR (13.05.2001)

Ce fut conforme aux prévisions, Berlusconi a écrasé le beau gosse Rutelli. La gauche, en raison de ses divisions internes et d'un bilan en demi-teinte, n'aura donc pas su relever le défi. La question se pose désormais de savoir quel sera l'avenir de l'Italie.
Si les plus pessimistes avancent l'hypothèse d'un gouvernement à tendance xénophobe et ultra-conservateur, il y a fort à parier que le moindre écart de la nouvelle coalition fera l'objet de réprobations immédiates de la part de la communauté européenne voire internationale.
Laissons le temps à la nouvelle équipe de montrer au grand jour son vrai visage et surtout ne jugeons pas prématurément ce choix démocratique au risque de heurter la sensibilité de nos amis Italiens.

HUMEUR DU JOUR (12.05.2001)

Du bon et du moins bon, voilà ce qui est ressorti de la dernière édition du Concours Eurovison de la Chanson qui se déroulait ce soir à Copenhague.
Les amitiés géographiques s'avèrent toujours aussi présentes et le vote-copinage depuis l'ouverture de la compétition aux pays de l'Est s'apparente désormais davantage à notre bonne vieille guerre froide.
La litanie de chansons façon recette populaire était néamoins clairsemé de quelques audaces avant-gardistes qui goutèrent bien peu les suffrages du jury.
A noter, une excellente prestation du chanteur polonais accompagné de ses trois choristes aux allures de Carol Fredericks sur le déclin. Les Danois se voyaient coiffer sur le poteau par un duo black and white estonien qui devrait donner quelque sueurs froides aux autorités du pays pour l'année prochaine étant donné le coût d'une telle manifestation.
Côté français, notre canadienne décroche une fort honorable quatrième place. Quoi de plus normal, après avoir gagné la Coupe du Monde et la Coupe d'Europe de football, les Européens n'allaient quand même pas nous faire cadeau de cet ultime joyau.

HUMEUR DU JOUR (11.05.2001)

Un petit tour de l'actualité m'amène à m'interroger sur les bizarreries de ce monde. Les policiers d'une ville turque, se devant d'être un exemple pour la population, n'ont désormais plus le droit de fréquenter les bars et autres lieux de détente sous peine d'amende. Une décision qui devrait encore contribuer à l'amélioration du respect des droits de l'homme dans ce pays.
Le président américain Bush s'est soumis au premier test de dépistage de drogue tout comme l'ensemble des membres de son gouvernement. L'histoire ne dit pas quels en ont été les résultats. Ce serait quand même comique d'imaginer George en plein conseil de défense, le pétard à la main invitant ses homologues à sniffer une ligne de coke.
Enfin à Amsterdam, un passager a tenté d'ouvrir la porte de secours de l'avion en plein vol dans lequel il se trouvait. Le personnel de l'équipage s'est bien évidemment précipité pour l'en empêcher mais dans quelle mesure doit-on sanctionner cet homme qui ne voulait en sorte que "s'envoyer en l'air" ?

HUMEUR DU JOUR (10.05.2001)

J’adore la nuit. Rien n’est plus beau que le silence d’une ville à partir de deux heures du matin. Cette atmosphère m’électrise et me galvanise. Seul le temps, oublié dans son écoulement, me rappelle à lui aux aurores. Etrange contradiction avec la journée rythmée par le travail, les loisirs, les obligations sociales et toutes ses contraintes quotidiennes, l’obscurité vous autorise toutes les libertés. Et quel doux plaisir que de voler du temps au temps.
Putain je suis un vrai poète. Cà me troue le cul !

HUMEUR DU JOUR (06.05.2001)

Mon grand ami Cesare Nissirio, chansonnier et passionné de culture française donnera un concert "L'air de Paris" le samedi 9 juin à 21 heures aux Scuderie Aldobrandini à Frascati. Allez-y, vous ne serez pas déçus (au piano : Caio Bascerano).
Alors que toute la presse étrangère se déchaîne contre Berlusconi, la principauté de Monaco remettait dans la plus grande indifférence un prix musical au chanteur Eminem. Résulat des courses : l'homophobie progresse, tout le monde s'en fout et les médias hurlent au loup provoquant un regain de nationalisme chez les Italiens qui n'entendent pas se laisser dicter leur conduite par le reste de l'Europe. L'effet de ces articles s'avère totalement contre-productif.

HUMEUR DU JOUR (05.05.2001)

Eh ben voilà, les Français sont donc à leur tour contaminés par la mode du visionnage en direct de la vie de la petite communauté de M6. "Loft Story", un an après le "Grande Fratello" en Italie, déchaîne les mêmes passions, les mêmes discours de beaux penseurs tous plus ou moins animés de bon sentiments. On se croirait revenus à l'affaire Dreyfus.
Le temps apaisant les tensions, tout un chacun constatera que cette grand messe après deux ou trois emissions deviendra ennuyeuse à souhait et ses candidats ressortiront de cet appartement un peu plus célèbres qu'après y être entré pour vivre une gloire oh combien éphémère (genre le style de célébrité qui vous gagne à l'issue d'une participation au Concours Eurovision que je vous invite par ailleurs à ne pas manquer le 12 mai prochain en direct sur France 3, c'est tellement kitch).
Une tempête dans un verre d'eau, vous dis-je, surtout qu'un bref aperçu des webcams de particuliers diffusées 24 heures sur 24 sur Internet vous feront bien plus rougir que le simple fait de voir l'arrière-train de l'un de ces messieurs de "Loft Story" (quel titre débile).

HUMEUR DU JOUR (01.05.2001)

Avouez qu'à choisir entre la fête du muguet (on n'en trouve d'ailleurs pas en Italie) et le jour de congé pour cause de fête du travail, le choix balance immédiatement pour le farniente (ne rien faire en italien pour les ignorants).
Retour sur la fête de Frédéric. Merci pour la splendide gueule de bois (due en partie au mélange vin rouge, blanc, mousseux, Martini, whisky Schweips et whisky Coca le tout arrosé d'un cocktail dont je serais bien incapable de définir les ingrédients).
En toute modestie, ma petite poésie sulfureuse sensée s'apparenter à l'éloge de notre hôte en partance a connu son petit succès (je suis geniaaal !!!).
Ca chauffait dur dans tous les coins, entre compliments acides, vacheries gentiment distillées, invitations délicatement suggestives, les inhibitions de tout un chacun sont vite tombées. Tous semblent être repartis en bonne compagnie ou tout du moins avec quelques numéros de cellulaires en poche et même la maîtresse de maison après avoir tenté de contenir les fraises écrasées, les mégots de cigarettes évacués sur la terrasse du voisin, les gobelets de pinard percés, les pique-assiettes affamés, du se rendre à l'évidence et déclarer forfait... exténuée, elle était notre Frédo. A quand la prochaine ?